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Des DVD ne respectent pas les dispositions de la loi 101
Écrit le Mardi 10 Mai 2005
Voici un article résumant les nombreux problèmes du marché du DVD au Québec. L'intervention d'un membre du public fera peut-être avancer les choses.

Certificat : 10951029LE

Le Devoir
CULTURE, mardi 10 mai 2005, p. A5

Des DVD ne respectent pas les dispositions de la loi 101

Norman, Delisle
PresseCanadienne

Québec - Certains DVD distribués au Québec contreviennent à la loi 101.


Un Québécois amateur de ce genre de divertissement vient de transmettre à cet égard un volumineux dossier au gouvernement Charest.

Steve Gagné, un citoyen de Québec, a analysé des centaines de DVD distribués au Québec, ainsi que leur pochette d'emballage.

Les grands distributeurs de DVD «négligent toujours de se conformer aux obligations contenues à l'article 51 de la Charte de la langue française, notamment celle d'offrir des emballages francisés pour les films dont la trame sonore est en français», écrit M. Gagné dans un document de plus de 200 pages transmis à la ministre Line Beauchamp. Le document est illustré de nombreuses photographies et photocopies de pochettes fautives.

M. Gagné cite plusieurs multinationales américaines du cinéma dont les produits contreviennent ainsi à la loi 101.

Il invite le gouvernement à renforcer la loi 101 par l'ajout d'un article, afin de contrer «l'anglobalisation» du marché du DVD au Québec et de protéger la langue française.

Parmi les irrégularités relevées dans le dossier compilé par M. Gagné, on note les suivantes: - des emballages de DVD ne sont pas conformes à la loi, car elles ne sont écrites qu'en anglais; - des DVD sans la trame sonore française circulent au Québec alors que cette trame française est disponible ailleurs dans le monde; - les suppléments (qu'on appelle les «bonus») de certains DVD ne sont souvent qu'en anglais, sans sous-titres; - la distribution de la version française d'un DVD est parfois limitée. Les quelques copies françaises disparaissent des tablettes pour ne faire place qu'à la version anglaise. On habitue ainsi le consommateur à se procurer la version anglaise; - des versions spéciales de certains films, appelées «éditions pour collectionneurs», ne comprennent que la version anglaise, même si l'édition originale avait été distribuée en français; - enfin, des classiques français arrivent au Québec avec des emballages rédigés exclusivement en anglais. Ou encore la version française n'est disponible que plusieurs mois après la version anglaise.

Au cabinet de la ministre Beauchamp, une adjointe, Mélanie Maisonneuve, a indiqué à M. Gagné que plusieurs des lacunes soulevées ne constituaient pas des transgressions à la loi 101.

C'est le cas notamment de l'absence de trames sonores en français pour certains DVD.

Mais les plaintes portées par M. Gagné auprès de l'Office ont amené huit commerçants québécois à devoir retirer des DVD. De plus, deux entreprises étrangères ont reçu une mise en demeure, a expliqué Pierre Millette, porte-parole de la ministre Beauchamp.

À l'Office de la langue française, on admet que l'immense popularité du DVD comme support de diffusion culturelle «commande d'être attentif à l'évolution du marché de langue française, et de ne pas accepter de nous soumettre à des décisions commerciales prises par les grands producteurs».

Le porte-parole de l'Office, Gérald Paquette, a souligné à la Presse canadienne qu'il y a «certaines inégalités de traitement en ce qui a trait à la commercialisation des films DVD, car le territoire du Québec est considéré par l'industrie comme faisant partie de la zone 1, soit la zone américaine, par rapport aux films offerts en France, dans la zone 2, dite zone internationale».

Mais au sujet de l'emballage des DVD, seuls ceux ayant une trame sonore en français doivent obligatoirement être présentés dans un emballage comportant des renseignements en français, explique M. Paquette.

Les autres films sont vus comme des produits culturels et leur emballage peut être rédigé uniquement en anglais.

Enfin, l'Office de la langue française souligne qu'il existe un marché «gris», c'est-à-dire un marché qui favorise l'offre de produits en solde qui n'étaient pas originellement destinés au marché québécois, et dans lesquels les règles linguistiques sont souvent transgressées.

Catégorie : Arts et culture
Sujet(s) uniforme(s) : Langue et questions linguistiques
Type(s) d'article : Article
Taille : Moyen, 454 mots

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Doc. : news·20050510·LE·81417



































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